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WEEK-END CÉSAIRIEN À LA MAISON AIMÉ CÉSAIRE

10 juillet 2021 @ 17 h 30 min

|évènement récurrent (Voir toutes les dates)

Un événement tous les 1 jour(s) qui commence à 17 h 30 min, se répétant jusqu'au 11 juillet 2021

À l’occasion de la date de naissance d’Aimé Césaire, la Fondation et la ville de Fort-de-France organisent un «Week-end Césairien».
Vous pouvez réserver vos places en suivant le lien ci dessous :
http://bzk.io/zvo407

  • Samedi 10 juillet à 17h30
Rencontre littéraire du cycle Pneumatophores de l’écriture : présentation du recueil Nouvelles de Martinique avec Viktor Lazlo, Marijosé Alie et Charles-Henri Fargues

Résumé
Située au centre de l’arc volcanique des Petites Antilles entre la Dominique et Sainte-Lucie, la Martinique a été l’un des creusets les plus féconds du renouvellement, du ressourcement même, de la langue française. Sous l’impulsion d’Aimé Césaire (1913-2008), un des chantres de la négritude, puis d’Édouard Glissant (1928-2011), visionnaire de la créolisation du monde, cette terre d’écrivains et de poètes, de révolutions littéraires et intellectuelles, a connu au siècle dernier un rayonnement mondial.
Les nouvelles ici recueillies s’inscrivent dans ce sillage. L’histoire, avec tous ses soubresauts, y est fortement présente, qu’elle soit contemporaine ou plus lointaine. Toujours en filigrane avec parfois les sonorités de la langue créole, on y évoque les relations avec la métropole, l’exil, le métissage, l’esclavage… Si les douleurs du passé se font encore sentir, la vie, la force des liens familiaux, même mis à l’épreuve, reprennent toujours le dessus. Et la géographie, la profusion de la nature qu’il faut défendre face à toutes les agressions qu’elle subit et la richesse des traditions culinaires de cette île au charme fou font partie du quotidien ; elles sont le quotidien même. Édouard Glissant avait écrit : « .. » Ces six nouvelles, chacune à sa manière, sont autant de déclarations d’amour à la Martinique.
Zwèl – Viktor Lazlo
Extrait : “Étiennise ne l’aimait pas, c’était un fait indiscutable. En trois ans, elle avait accouché de deux garçons, deux poupins bruns comme des graines de bois d’Inde, parfaitement identiques, les mêmes yeux, les mêmes pieds, le même auriculaire tordu à la main droite, deux copies conformes de cet homme qu’elle rencontrait chaque dimanche après la messe et qui était marié à une autre. Son aîné âgé de dix-huit mois, tétait encore son sein alors que le petit, qu’elle oubliait régulièrement, braillait jusqu’à ce que son frère se mît à pleurnicher à son tour, entraîné par une empathie précoce envers son cadet. « Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi mon doudou chéri », s’apitoyait Étiennise. Elle l’embrassait alors, remplaçait le téton par un minuscule morceau de canne à sucre et attrapait l’autre à contrecoeur, celui qu’elle n’aimait pas, pour le coller à son sein qu’il gobait en s’étranglant dans un sanglot.”
De père martiniquais et de mère grenadienne, Viktor Lazlo a vu le jour à Lorient. Passionnée de musique, de peinture et de littérature, elle a poursuivi des études de violon puis entamé une licence d’histoire de l’art. Repérée par un producteur en 1983, elle a interprété la bande originale du film de Jean- Pierre Mocky À mort l’arbitre (1984). Suivront une quinzaine d’albums, quatre disques d’or et une quarantaine de films de télévision et de cinéma. En 2010, elle publie son premier roman, La femme qui pleure et remporte le prix Charles-Brisset pour ce dernier.
Le jour où la yole bleue gagna le Tour de MarTinique – Charles-Henri Fargues
Extrait :“Le soleil se levait à l’horizon plein est sur la plage du bourg du Vauclin d’où partirait tout à l’heure la quatrième étape du Tour de Martinique des yoles rondes, l’événement le plus populaire et donc le plus important du pays avec le carnaval. Celui qui rassemblait, chaque jour, des dizaines de milliers de spectateurs passionnés à terre et en mer, durant une semaine en début du mois d’août, chaque année depuis trente-deux ans.Une petite foule flânait, observant les équipages s’affairer à préparer les yoles.Dès 7 heures, les premiers étaient arrivés en autocar, venant soit d’un hôtel pour les associations qui en avaient les moyens, soit de la base de la yole dans la commune d’origine. Immédiatement, la yole avait été lavée à l’eau de mer, comme pour chasser les miasmes de la nuit et les poudres de perlimpinpin qui auraient pu être répandues dans l’obscurité. Dame, on n’est jamais trop prudent dans un pays où l’on croit au quimbois…”
Né à Saint-Pierre, Charles-Henri Fargues a passé toute son enfance au Carbet avant de «descendre En-ville » pour les années lycée et le baccalauréat en 1973. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Toulouse et Docteur en sciences politiques de l’université des Sciences Sociales. Depuis octobre 2016, il est directeur général adjoint de la Collectivité territoriale de Martinique, adjoint au directeur général des services. Il s’intéresse à la culture et aux traditions avec un regard particulier sur le Carnaval, l’hindouisme martiniquais, la yole ronde et Haïti.
Charles-Henri Fargues a fait paraître Le téléphone ne sonne pas in Pour Haïti, recueil coordonné par Suzanne Dracius (2010 ; prix de la Création artistique du Conseil régional, 2011) ; Le jour où le temps s’arrêta en Martinique in Partir sans passeport (Idem éditions, 2012) ; Nyotaimori in Nouvelles des mondes créoles (recueil dirigé par Raphaël Confiant, Éd. Écriture , 2013) ; Chandoo chandoo premier choix in Shanghai canaille – Pinku eiga (Idem éditions, 2014).
La belle eT le piTT – Marijosé Alie-Monthieux
Extrait : “Voilà ! C’était en train d’arriver, elle allait le quitter. Il connaissait par coeur cette sensation d’une force terrible qui l’aspirait, vidait son corps de tous ses fluides, laissant une flaque nauséeuse sur le sol et les tremblements d’un chiffon de peau suspendu aux tremblements de sa carcasse… Depuis tellement de temps, il savait, il savait que ce moment était inscrit dans leur relation : elle tournerait le dos et partirait, l’oubliant là comme une crotte de chien sur le bord d’une route. Normal. Une femme comme elle ne pouvait pas s’accommoder bien longtemps d’un type comme lui, et déjà, déjà, Alléluia !, tout cela avait duré bien au-delà de ses espérances, même les plus folles si tant est qu’il en eût. Voilà, c’était maintenant, elle partait.”
Marijosé Alie-Monthieux est écrivaine et musicienne. Diplômée de l’École supérieure de journalisme de Paris
en 1974, licenciée en sociologie et en littérature, elle a longtemps travaillé à la télévision.
Billeterie : http://bzk.io/zvo407
  • Samedi 10 juillet à 19h30

Hervé Deluge présente son spectacle « Un marmonneur providentiel », pièce tirée de Cahier d’un retour au pays natal, Et les chiens se taisaient et des oeuvres d’Aimé Césaire.


Grand imprécateur mais aussi « passeur de rêves », ce Marmonneur Providentiel est l’utopie d’un monde plus libre, plus égalitaire, plus intransigeant dans le combat contre l’injustice. Sans donner de contour précis à ce rêve de libérateur de la terre natale, la masse du poème se réfère à des lendemains chantants. – Une fois brisées les chaînes de l’aliénation, l’homme atteindra la conscience totale de son être social au travers de la culture et de l’art. – C’est un personnage persuadé que le verbe a le pouvoir de transformer le monde. Ne fantasme-t-il pas accroché à l’idée prétentieuse que l’on peut changer l’homme ?
Hervé Deluge
Hervé Deluge fait ses débuts au SERMAC, au Centre Dramatique Régional de la Martinique et à l’Ecole Régionale d’Acteur de Cannes. En 1995, il obtient le Prix ERAC Jeune Talent et est diplômé d’une Licence des Arts, lettres, langues et civilisations à l’Université d’Aix-en-Provence.
En mars 2007, il obtient le Prix du Meilleur Comédien au Festival du court-métrage Caribéen de la Santé Mentale pour le film « Mas’koulou pété de Ésimud ». 2ème prix au festival de Marseille novembre 2007.
Hervé Deluge est aussi un enseignant qui a assuré des ateliers-théâtre à Toussus le noble, Maison-Alfort, Marseille, Schoelcher et Fort-de France ainsi qu’au Campus Caribéen des Arts de Martinique. Il a également dirigé de nombreux Master-class et des formations professionnelles.
Billeterie : http://bzk.io/zvo407
  • Dimanche 11 juillet à 19h30
    Viktor Lazlo, chanteuse et écrivaine, accompagnée par Maher Beauroy, pianiste et compositeur présente en duo le spectacle musical BILLIE HOLIDAY, dans lequel vingt des plus belles chansons de Billie Holiday sont mises à l’honneur.

Mise en scène et adaptation à partir de son ouvrage “My name is Billie Holiday”, Viktor Lazlo nous entraîne au coeur de sa passion pour l’immense chanteuse.
Celle à qui Duke Elligton et Artie Shaw ont fait chanter le blues et l’amour, celle qui a lutté contre la ségrégation et l’alcool mais aussi celle qui a su laisser une trace aussi éblouissante qu’émouvante. Billie Holiday, Lady Day, une femme au talent nourri par l’amour. L’amour du jazz, l’amour des hommes, le goût pour l’alcool, la drogue. Mais nourri également par la cruauté d’une époque qui juge, écarte, marginalise et écrase toute forme de tentative à l’exception. Une femme libre mais enchaînée à ses contradictions.
Viktor Lazlo
De père martiniquais et de mère grenadienne, Viktor Lazlo a vu le jour à Lorient. Passionnée de musique, de peinture et de littérature, elle a poursuivi des études de violon puis entamé une licence d’histoire de l’art. Repérée par un producteur en 1983, elle a interprété la bande originale du film de Jean- Pierre Mocky À mort l’arbitre (1984). Suivront une quinzaine d’albums, quatre disques d’or et une quarantaine de films de télévision et de cinéma., en France, Belgique, Allemagne, Italie et Espagne. Elle publie son premier roman, La Femme qui pleure en 2010 chez Albin Michel. Ce dernier reçoit le prix Charles Brisset en 2011. De 2011 à 2014, elle interprète un spectacle mis en scène par Éric-Emmanuel Schmitt sur la vie de Billie Holiday. Son second roman, My Name is Billie Holiday (Albin Michel, 2012), en est la continuité. Elle a également publié Les tremblements essentiels (Albin Michel, 2015), Les passagers du siècle (Grasset, 2018, rééd. Le livre de poche, 2020) et Trafiquants de colères (2020), second volet d’une saga qui embrasse dans un même mouvement les mémoires liées aux persécutions des juifs et à l’esclavage.
Billeterie : http://bzk.io/zvo407
Maison Aimé Césaire, 131 Route de Redoute, Fort-de-France

Détails

Date :
10 juillet 2021
Heure :
17 h 30 min
Catégories d’évènement:
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